Le mot de la fin! Un an après!
Le mot de la fin, un an après, jour pour jour...Le temps nécessaire pour assimiler tous ces souvenirs et pour écrire ces quelques lignes!

Pays des extrêmes, pays des paradoxes…
Pays du sexe tabou mais paradoxalement pays du Kâma-Sûtra. Pays de l’enfance volée mais pays de l’enfant-roi. Un enfant y meurt toutes les 17 secondes mais les hôpitaux privés proposent des soins médicaux de qualité à une patientèle étrangère (on appelle ça le tourisme médical). Quarante-deux pourcents de la population vivent avec moins d’un euro par jour mais chaque année nous amène son lot de nouveaux millionnaires surfant sur la vague du développement économique. Mettre une petite fille au monde peut être un drame mais paradoxalement ce pays fut l’un des premiers états gouverné par une femme. L’Inde génère des frictions d’une rare violence entre ses communautés ethniques et religieuses mais a vu naître l’apôtre de la non-violence. L’Inde présente un taux d’alphabétisation de 40 à 60% (selon la tranche d’âge et selon le sexe, UNESCO) mais s'avère un creuset de cerveaux présents dans les milieux intellectuels et politique du monde entier. Un chercheur d’origine indienne, Subra Suresh, vient d’ailleurs d’être nommé à la tête de la prestigieuse NSF alors que les récentes élections américaines nous dévoilent le visage de Nikki Haley, maintenant gouverneur de l’état de la Caroline du Sud. Seuls 20 % des enfants sont scolarisés mais paradoxalement l’éducation est une source de fierté et de conversations - interminaaables - dans toute famille indienne qui se respecte. L’Inde, c’est le pays du « Mais ». Et c’est l’omniprésence de ce « Mais » qui rend ce pays si difficile d’approche pour les voyageurs. Et pourtant , je n’attendrai pas 25 ans pour y retourner.
[ 15:03 ] [ 18/12/2011 ] [ Ajouter un commentaire ]